vendredi 19 septembre 2008

L’injustice n’est pas inhérente aux comportements individuels.


Les billets précédents tendent à faire place nette aux caractères acquis, sociaux culturels, des comportements humains dans leurs ensembles. L’individu ne peut aisément s’extraire de son environnement social et de ses règles, de ses valeurs morales ou codes de conduites. Ainsi, il n’est pas nécessairement individuellement responsable de ses choix. Ses influences construisent sa perception, sa perception guide ses conportements. L’individu n’est pas une substance mais bien le réceptacle d’une conscience social ; l’enregistrement et l’organisation de nouveaux éléments externe par d’autres éléments extérieurs antérieurement intérioriser. « Ce n’est pas la conscience de l’homme qui détermine son existence mais son existence social qui détermine sa conscience. » K.Marx. C’est également le point de départ de l’étude sociologique défini par Bourdieu « analyser les faits sociaux par des faits sociaux ». L’individu reçoit et analyse en fonction de ce qu’il a enregistré et analysé avant. On ne peut comprendre la nature et les comportements individuels qu’en observant le milieu dans lequel il évoluent.

En somme, on peut considérer que rien ne peut modifier la nature égoïste de l’individu que le seul moyen de le contrôler est le maintien de rapports de force, et ainsi continuer à panser les injustices sans jamais lutter efficacement contre leurs fondements.

Où on peut établir l’individu égal à un autre dans la naissance, dans la grande majorité de ses traits acquis. Le croire capable d’acquérir un savoir important, un comportement cohérent avec lui-même et donc avec le groupe auquel il appartient. Que l’exploitation, l’exclusion et le renoncement d’un grand nombre d’entre eux ne relèvent pas de facteurs individuels et isolés mais bien de l'inéquité des rapports humains organisé par un pouvoir arbitraire et repressif à tous les niveaux sociaux contre les plus faibles. Il s’agit là de mettre en avant les défauts profonds du système et ainsi comprendre que l'injustice est engendré par la défaillance de toute une organisation.

lundi 2 juin 2008

Comprendre le cerveau et exploiter ses capacités...



ISBN: 9789264029156
Date de publication: 18/06/2007
Pages: 277

Suite au précédent billet, je me sens obligé de transmettre certaines des dernières publications en la matière. Afin d'une part d'appuyer mon raisonnement sur des études faite par l'OCDE et pour commencer à répondre à cette question qui est fondamentale dans l'évolution de l'homme: Comment éduquer le cerveau ?
Le bouquin ci dessus fait référence en la matière. Plus nous avonçons dans l'étude du cerveau et plus on voit que l'apprentissage est une science capable "d'opérer des modifications physiques dans le cerveau".

02/07/2007 - Le cerveau ne perd jamais sa capacité d’apprendre, tel est le constat formulé dans une nouvelle publication de l’OCDE. Allant à l’encontre du mythe selon lequel "pour le cerveau tout se joue avant l’âge de trois ans", Comprendre le cerveau : Naissance d’une science de l’apprentissage" porte à croire non seulement que le processus d’apprentissage ne cesse jamais – surtout s’il est actif – mais en outre qu’il opère des modifications physiques dans le cerveau.

Cet ouvrage s’inscrit dans un projet que le Centre de l’OCDE pour la recherche et l’innovation dans l’enseignement (CERI) a lancé en 1999 sur le thème "Sciences de l’apprentissage et recherche sur le cerveau". S’inspirant des recherches actuelles en neurosciences et en sciences cognitives, cette publication propose des découvertes qui peuvent être utilement appliquées aux politiques et pratiques en matière d’éducation.

Les chercheurs en neurosciences mettent aussi actuellement en évidence des aspects de l’apprentissage qui peuvent aider à résoudre des problèmes liés aux maladies neuro-dégénératives. Ces travaux sont d’un grand intérêt pour l’action des pouvoirs publics, étant donné le vieillissement des populations dans les pays de l’OCDE et les défis qui en résultent dans le domaine de la santé.

Cette étude débouche, entre autres, sur la conclusion que la plasticité du cerveau – sa capacité à évoluer en fonction des exigences environnementales – dépend non seulement du type d’apprentissage entrepris mais aussi de l’âge auquel il survient et de l’environnement général dans lequel il s’insère. Les faits montrant que les émotions modifient le tissu neuronal, l’étude tend à indiquer que l’une des plus puissantes motivations à apprendre est le sentiment d’illumination qui se produit lorsqu’on comprend de nouveaux concepts.

Dans cette optique, il est recommandé dans le rapport de veiller à transmettre ce plaisir d’apprendre dès la petite enfance en permettant aux très jeunes enfants de connaître cette « illumination ». Grâce aux informations obtenues au moyen de l’imagerie cérébrale des adolescents, qui révèlent dans ce groupe de population la conjugaison d’un fort potentiel cognitif et d’une immaturité émotionnelle, on est conduit à s’interroger sur l’orientation scolaire que certains pays pratiquent à un âge relativement précoce et à se demander s’il ne serait pas plus efficace de proposer certaines possibilités de formation à un stade ultérieur, une fois que ces jeunes sont arrivés à maturité.

Le rapport tend notamment à montrer que les nouvelles découvertes concernant la façon dont le cerveau assimile le langage et l’âge auquel cette assimilation se produit peuvent être utilement appliquées à l’enseignement des langues étrangères. Le rapport est également en contradiction avec les idées au sujet du rôle respectif de l’hémisphère droit et de l’hémisphère gauche dans l’apprentissage et la réflexion, la thèse soutenue étant que les compétences, pour la plupart, ne siègent pas exclusivement dans une partie du cerveau. S’agissant par exemple de l’aptitude au calcul, la soustraction et l’addition activent des régions totalement différentes du cerveau.

Le rapport traite de questions éthiques telles que l’utilisation de l’imagerie cérébrale et de la médication pour améliorer les résultats scolaires. Il examine également les 3 D, c'est-à-dire la dyslexie, la dyscalculie (incapacité à maîtriser les nombres) et la démence. La dyslexie par exemple résulte principalement d’une atypie du cortex auditif, désormais décelable à un très jeune âge.

Globalement, il est souligné dans le rapport qu’il importe d’adopter une approche exhaustive en matière d’éducation, tenant compte aussi bien des avancées neurologiques que des facteurs environnementaux et sociaux. S’il est vrai que la recherche montre que le langage est au mieux acquis à un âge précoce, elle révèle également que l’aptitude à élargir son vocabulaire demeure constante toute la vie durant.

Source OCDE.

jeudi 29 mai 2008

La force de l'acquis: "Bring up genius" (élever des genies)







A gauche, Veseline TOPALOV (champion du monde). A droite, Judith POLGAR ( 1ere dame)Ces deux grands maitres internationnaux qui ont l'air d'avoir mal à la tete sont en train de se représenter la partie d'echecs qu'ils jouent, SANS PIECES, à l'aveugle en temps limité 25 minutes par personne. L'histoire de chaque champion est unique bien sûr, mais pour autant doit-on penser qu'un tel talent est innée ?  Le professeur Lazslo POLGAR, le père de la joueuse de droite a tenté de prouver l'inverse. Il a voulu démontré que le génie est une chose acquise et non inné. Il a proposé à sa femme de mener une expérience sur ses propres enfants, en les entrainant depuis le plus jeune age au jeu d'echecs. Grand théoricien du jeu il n'a pourtant jamais été titré. Mais sa passion débordante pour l'education, l'a mené a realisé cette expérience hors du commun et fondamentale dans le conflit inné acquis.
Son expérience a fonctionné et son oeuvre est écrite en Hongrois et en Anglais, ce livre c'est "Bring up genius". Ses trois filles sont non seulement devenu grand maitre internationnale mais Susan à l'age de 14 ans et demi, un record pour l'époque. Judith est aujourd'hui une des meilleurs joueuses mondiales. Cette expérience montre à quel point chaque nouveau né à la capacité cérébrale de devenir un génie. De devenir quelqu'un d'exeptionnellement intelligent. Non pas grâce a ses aptitudes innés mais en apprenant et en pratiquant dés le plus jeune age un entrainement intellectuelle important. J'attend vos commentaires sur le sujet, mais j'ai toujours trouvé cette histoire riche d'enseignements !

mercredi 21 mai 2008

L'inné et l'acquis

Ce billet sur la nature humaine nous amène rapidement au débat entre l’inné et l’acquis. Dans ce conflit il me semble important de retenir ceci : l’homme possède comme les autres animaux des caractéristiques innées. On qualifie ainsi d’inné tous ce qui attrait à l’individu, qu’on observe chez lui en dépit de son environnement social et d’attitudes propre au groupe.

Chez l’individu, l’inné qui est très présent dans la conscience infantile bascule peu à peu vers l’inconscient : l’inné ne disparaît pas, mais l’acquis prend une place de plus en plus importante et finit par guider presque entièrement la personnalité et les comportements individuels. L’acquis est en quelque sorte le créateur de la conscience sociale de l’homme. Celui qui va imprégner l’adulte du langage, de concepts, d’abstraction, de principes moraux et culturels. Ce qu’il faut comprendre ici, est que l’inné qui est à la base physique et mentale des individus ne reste plus maître du comportement et c’est ce qui différencie l’homme de l’animal : arriver à une conscience social si développé. La personnalité de l’individu change, s’affine, s’oriente, même si elle ne perd jamais complètement certains traits de naissance plus ou moins profond.

Lorsqu’il est difficile de savoir ou s’arrête l’inné et ou commence l’acquis on peut se demander : l’acquis est-il limité par l’inné ? C’est ici la véritable question du débat. Au fond, un homme est-il destiné à être musicien, maître d’échecs ou même voyou comme je l’ai récemment entendu ? Je ne le crois pas. Je ne suis pas catégorique sur le sujet, nous voyons bien qu’une part relativement importante de la personnalité individuel ne relève pas de l’acquis mais bien de traits innés. Cette part existe mais par exemple la curiosité ou la réactivité qu’on observe plus ou moins d’un enfant à l’autre ne constitue pas la personnalité de l’adulte. Ainsi chez l’individu on voit souvent, des changements radicaux du comportement dans le processus de socialisation. L’enfant peut être particulièrement égoïste et possessif et devenir un adulte d’une très grande sociabilité avec le cœur sur la main.

Il semble difficile de cibler les caractéristiques innées d’une personne. Lorsqu’on peut corriger ces derniers, ne peut-on pas établir simplement qu’il s’agit de caractéristiques brutes (de naissance) dans le sens ou ils n’ont pas été modifiés par l’environnement social ? Ces traits bruts ne peuvent-ils pas être exploité, amélioré, détérioré, ou abandonné lors du processus de socialisation ? L’environnement joue un rôle majeur chez l’individu. Parler de destiner, de prédispositions claires et définitives à la musique ou au crime c’est considérer l’inverse. Surtout s’agissant d’une conscience brute ou infantile, une conscience qui s’adapte aisément à l’environnement social où elle évolue !

samedi 17 mai 2008

La nature humaine

Ce premier sujet ouvre le bal et pose la base de tout le raisonnement que je vais poursuivre ensuite. C’est ici pour moi la première injustice dont souffre l’humanité, une accusation grave: la nature humaine mauvaise. Je dis injustice car l’humain n’est pas psychiquement sauvage, c’est « un animal social ». Croire que les hommes naissent et grandissent avec une nature dominatrice, égoïste ou envieuse est la première entaille qu’on lui afflige. La théorie de l’homme à l’état de nature n’est simplement pas envisageable la culture est caractéristique de l’espèce humaine dans son ensemble. C’est comme observer les agissements d’une fourmi solitaire en considérant qu’il s’agit là de réactions naturelles propres à la fourmi ! L’individu est comme les fourmis c’est un maillon du groupe, à ceci près que la nature humaine est la résultante d’une immersion culturelle depuis la naissance jusqu’à la mort. En conséquence, l’homme raisonnable, dans sa pleine conscience aura la nature de sa culture. Par exemple si cette dernière prône le rapport de force comme moteur des relations entres les hommes, l’individu qui décide de nuire à son prochain par vengeance, envie ou ambition n’est pas naturellement mauvais, il le fait en totale cohérence avec la nature de son groupe d’appartenance, avec sa culture.

dimanche 11 mai 2008

L’idée de justice

Le concept de justice est un principe moral : il émane d’idées subjectives, individuelles et sociales. C’est pourquoi on ne peut parler de justice absolue ou universelle. La justice répond néanmoins à certains principes fondamentaux comme l’honnêteté, l’impartialité, l’équité et le droit : « La justice, la distinction essentielle du bien et du mal, dans les relations des hommes entre eux, est la vérité première de la morale (Cousin, Vrai, 1836, p. 351). »

Disposition

Objectif-Justice est un blog abritant des reflexions libres sur des thèmes libres animés par la volonté de rendre le monde plus juste.